Aubagne - La Ciotat
Constitution du collectif d’initiative de l’Est des Bouches du Rhône pour un NPA
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Mardi 29 avril à 19h à Aubagne, salle des sociétés, rue jeu de ballon. Contact : npa13est@free.fr
Aujourd’hui, 30 mars 2008, s’est tenu la réunion « historique » constitutive du collectif d’initiative de l’Est des Bouches du Rhône pour un Nouveau Parti Anticapitaliste. Merci à Térésa qui nous a accueillis à St Zacharie, dans un site magnifique où elle essaie, avec ses amis artistes, de créer un centre européen artistique. Nous étions une vingtaine de participants, dont la majorité a déjà participé au moins à un débat public sur la démarche de création du NPA et quelques uns qui venaient pour la première fois. (Plusieurs camarades nous avaient informés de leur indisponibilité ce jour et nous rejoindront aux prochaines rencontres) Etaient représentées les communes suivantes : Allauch – Aubagne – La Ciotat – La Penne sur Huveaune – Peypin – Trets (en partance vers La Ciotat).
La réunion a débuté par un tour de table où chacun a pu brièvement se présenter et préciser ses attentes, motivations ou questions. Comme dans les autres réunions qui se sont tenues dans le département, ce tour de table a confirmé la diversité des origines et des parcours militants : des militants de la LCR (1/4), des syndicalistes de la CGT, de Sud, de la FSU, des militants d’ATTAC, de Ballon Rouge, d’AC, des camarades issus du PC, et enfin plusieurs personnes qui sont engagées dans divers combats sans pour autant être « rattachées » à un espace collectif de réflexion et/ou de construction. Tous ont exprimé des motivations communes : le désir d’une transformation radicale de notre société, l’absence de perspectives politiques réelles et enfin la conscience de devoir agir et la volonté de « s’y mettre pour offrir un autre monde à nos enfants ».
Nous avons ensuite consacré un temps à échanger sur les luttes engagées au plan national ou local : STmicroelectronics à Rousset (où les ouvriers de production sont en grève depuis 10 jours sur des revendications salariales), Média poste (filiale de la poste où la précarité et le sous emploi sont la règle), la poste qui (à Aubagne comme ailleurs) poursuit sa logique de fermeture des bureaux de proximité, Gemplus (grèves perlées sur revendications salariales), le secteur de la grande distribution, les retraites, l’Education Nationale, la manif des ni pauvres ni soumis… Toutes ces luttes convergent dans la mise en évidence de l’accélération des effets ravageurs du système capitaliste et des politiques gouvernementales qui l’accompagnent : dégradation et précarisation de l’emploi et des conditions de travail, insuffisance des salaires ou revenus, abaissement du niveau de vie des classes populaires, effondrement du service public, remise en cause des droits sociaux et des systèmes de solidarité existants… Elles montrent aussi l’émergence d’un réel mouvement social dont on peut déplorer qu’il agisse pour l’instant en ordre dispersé, mais qui met aussi en action des secteurs et des personnes jusque là faiblement mobilisés et qui s’engagent « pour et pas seulement contre ».
Les échanges qui ont suivi sur la création d’une nouvelle force politique anticapitaliste ont été si riches et intéressants que ma mission de secrétaire du jour en devient périlleuse. Après une brève introduction en duo de Jean Paul et Nicolas rappelant l’origine de la démarche et où on en est dans le département, plusieurs points ont été débattus et devront être approfondis. En traduction lapidaire, ça donne ça :
Pourquoi un npa ?
L’absence de perspectives offertes par les partis de la gauche institutionnelle qui poursuivent leur dérive, au mieux, réformiste – Le ras le bol du vote utile – L’expérience de fronts de résistance et de tentatives de constructions collectives qui peinent à dépasser l’engagement conjoncturel (exemple des collectifs antilibéraux) – L’écart ou le paradoxe entre d’une part les aspirations qui s’expriment à travers les mouvements sociaux et d’autres parts la montée de l’individualisme, le découragement, la désaffection de l’engagement collectif – Les résultats électoraux récents qui traduisent ce paradoxe avec d’un côté l’élection de Sarkozy mais de l’autre les résultats encourageants de l’extrême gauche aux présidentielles et aux municipales.
Pourquoi faire ? Entrer en résistance – Soutenir, amplifier les luttes – Rassembler et fédérer – Réintéresser à la politique ceux qui en sont dégoûtés – Ne pas se définir seulement comme anti mais être porteur d’un projet que nous devons construire ensemble et qui visera une transformation radicale de la société – Pour cela nécessité d’une organisation politique de masse à portée nationale, voire internationale.
Avec qui et comment ?
La place de la LCR dans le processus ne semble pas être au cœur des préoccupations, mais plutôt la question de savoir comment créer un mouvement de masse et pas seulement un élargissement de la LCR – Comment toucher les franges les plus pauvres des classes populaires ? Comment construire un espace d’engagement, de participation et de construction collective qui reste ouvert et qui évite le piège de l’institutionnalisation ? – Comment lutter contre l’influence et la désinformation propagées par les grands médias ? – Nécessité pour répondre en partie à ces questions de placer l’activité militante de terrain au centre des priorités du nouveau parti – Il sera nécessaire aussi de réfléchir aux échéances électorales qui permettent d’occuper l’espace public et médiatique mais sont aussi un piège dans un contexte de démocratie représentative plus que participative – La question d’une alliance ou d’un rapprochement possible avec le PS et le PC ne semble pas d’actualité pour les participants, ces organisations ne portant pas de réel projet de transformation, leurs militants, même les plus sincères, devront se déterminer sur ces questions – Est abordée par contre la nécessité de clarifier notre spécificité et nos relations avec les collectifs antilibéraux – Nécessité également de construire des relations avec les forces révolutionnaires émergentes à l’échelon international et avec les micro expériences, par exemple dans le champ de l’économie solidaire.
Enfin nous avons acté la création du collectif d’initiative 13 Est pour poursuivre les échanges sur le nouveau parti (en lien avec le collectif départemental et les autres collectifs locaux), continuer à diffuser la démarche et élargir la mobilisation, mener des initiatives militantes communes, discuter et préparer les échéances à venir (notamment présence visible du NPA à la manif du 1er mai et meetings départemental et national de juin) Le principe d’une réunion tous les 15 jours a été retenu. Nécessité de se doter de quelques moyens financiers pour les envois postaux (n’oublions pas ceux qui n’ont pas internet) ou les initiatives que nous aurons à prendre. Une petite équipe d’animation s’est constituée pour assurer le travail préparatoire : - Bruno de Peypin, Fred et Vivian d’Aubagne, Marie Pierre et Sylvain de La Ciotat, Marie de la Penne sur Huveaune.
Prochaine réunion du collectif NPA 13 Est Mardi 29 avril à 19h à Aubagne Contact : mignons@free.fr
Elle est ouverte à tous (ceux qui sont décidés mais aussi ceux qui hésitent) et chacun apporte de quoi grapiller et se désaltérer.



